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Peptide — Contexte et détails

Par Rédaction · publié 2026-04-19 · dernière vérification 2026-06-02 · Topic

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Stabilité et conservation

==== Nouvelle dissolution de l’Assemblée (1958) ==== Sihanouk parti pour la France, Sim Var, dirigeait le gouvernement qui se contentait de « suivre la voie tracée par le prince ». Les parlementaires ne furent pas longs à reprendre leurs vieilles habitudes de monnayer leur influence en se présentant par exemple comme des associés incontournables dans des commerces avec des importateurs et des hommes d’affaires. Ces agissements s’étaient intensifiés depuis l’échec de plusieurs campagnes anti-corruption en 1956. Les députés furent toutefois irrités par la réserve du nouveau Premier ministre à leur égard et par son autoritarisme. Des lettres anonymes furent envoyées en France au monarque, dénonçant ces dérives. Le roi Norodom Suramarit ayant refusé d’intervenir, le pouvoir se délita et Sim Var, par le biais d’un éditorial dans un journal acquis à sa cause demandait instamment le retour du prince, affirmant son intention de démissionner dès que l’avion de Sihanouk se poserait à Pochentong. Quand Sihanouk revint de France, il ne voulait pas reprendre la tête du gouvernement et pensait que la crise allait se résorber d’elle-même. Toutefois, Sim Var était plus que jamais résolu à céder la place et ses ennemis à le faire partir. Le Premier ministre suggéra alors de dissoudre l’assemblée, ce que Sihanouk hésitait à faire et décida de soumettre la question lors d’un prochain congrès du Sangkum qui fut convoqué pour janvier 1958. Il espérait qu’un débat allait régler le problème, mais les dissensions entre Sim Var et le parlement étaient trop profondes pour être aplanies.

Sources : fr.wikipedia.org

Notes pratiques

Après deux jours de discussions, le gouvernement demandait au roi de dissoudre l’assemblée. Le décret fut publié et les députés élus en 1955 furent renvoyés à leurs foyers. Sihanouk était finalement ravi de pouvoir changer un parlement moins docile que prévu et de choisir des candidats du Sangkum qui devaient être élus sans opposition. La sélection de ces personnes permettait d’asseoir le pouvoir politique du prince qui, dans le même temps, avait accepté de reprendre une nouvelle fois les rênes du gouvernement. En février, aidé de Chau Seng, un intellectuel de gauche fraichement revenu de France, et quelques conseillers, il devait traiter quelque 700 candidatures d’hommes et de femmes tous désireux d’occuper les bancs de la nouvelle assemblée. Pour faire ses choix, Sihanouk n’avait pas voulu tenir compte de l’avis des caciques du Sangkum et la campagne sera animée par de nouvelles composantes du parti, telles les jeunesses socialistes royales khmères (JSRK) plutôt que par son comité central. Le monarque s’agaçait de plus en plus à l’encontre de son mouvement et des personnes qu’il avait choisies pour le diriger. Deux de ses secrétaires généraux furent même renvoyés en 1957. Au début de 1958, la formation passait de plus en plus entre les mains de l’entourage du prince. Avec le temps, le terme Sangkum, qui venait d’un mot pali qui signifierait « venir ensemble », allait être synonyme de la politique que Sihanouk voulait mener. Quand il s’exprimait à l’étranger, il appelait le système qu’il mettait en place « la société du Sangkum ».

Sources : fr.wikipedia.org

Comparaison avec les alternatives

Toutefois, bien que les visites officielles en Europe de l’Est et en Chine étaient des succès et malgré la faiblesse de l’opposition de gauche, Norodom Sihanouk focalisait la campagne pour les élections de 1958 sur un programme anticommuniste. Au congrès national du Sangkum en janvier, il accusait le Pracheachon, vitrine officielle des communistes cambodgiens, d’engendrer une rancœur à son encontre au sein du « peuple ordinaire ». Juste avant les élections, le prince publiait trois articles sur le communisme au Cambodge où il retraçait l’histoire du mouvement telle qu’il la voyait et s’appesantissait sur leur dépendance au Viêt Nam. Sihanouk visita également les districts où se présentait le Pracheachon et par ses attaques virulentes obtint que seul Keo Meas maintienne sa candidature à Phnom Penh. Les élections se conclurent par une victoire écrasante du Sangkum (sur les 1,6 million de voix, seules 409 lui échapperont) mais virent une faible participation. Il semblait que les électeurs n’aient pas daigné se déplacer pour un scrutin dont le résultat était connu d’avance et pour choisir des députés dont ils avaient du mal à voir en quoi ils pouvaient avoir une incidence sur leur vie de tous les jours. Devant la nouvelle assemblée, Sihanouk affirmait son intention de pouvoir conseiller ce nouveau parlement, spécifiant qu’il ne pourrait tenir un tel rôle en étant Premier ministre et étayant ses dires par une de ces formules dont il avait le secret : « Au théâtre, on ne peut pas être en même temps acteur, metteur en scène et spectateur ».

Sources : fr.wikipedia.org

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Questions ouvertes

Il rejetait par avance l’offre de diriger à nouveau le gouvernement, précisant que ce n’était pas lui, mais « le Sangkum qui est à la base de tout » et concluait en affirmant que si les députés ne l’aidaient pas, « le Cambodge connaitrait comme d’autres pays, sa révolution ». Sim Var était donc reconduit comme Premier ministre, mais très vite des différends avec le parlement apparurent sur les questions économiques et il fut contraint à la démission. Après des manifestations dans tout le pays réclamant son retour, Norodom Sihanouk acceptait de prendre la tête d’un nouveau gouvernement dans lequel figurait Hu Nim et Hou Yuon. Dans le même temps, les relations avec la Thaïlande et le Sud-Viêt Nam se ternissaient. Des troupes vietnamiennes étaient accusées de franchir la frontière par bataillons entiers, à la poursuite d’opposants qui cherchaient refuge au Cambodge. Sihanouk se plaignit de ces incursions répétées auprès de l’ambassade américaine, avertissant qu’il désirait porter l’affaire devant le conseil de sécurité des Nations unies. L’ambassadeur Carl Strom menaça de suspendre l’aide militaire si les armes et munitions fournies par les États-Unis étaient utilisées contre une puissance alliée. Le prince répondit à cette intimidation en reconnaissant diplomatiquement la république populaire de Chine. Cette légitimation n’était pas du goût des ambassades occidentales, mais le coup devait être prévu depuis quelque temps déjà. Cela sema le désarroi au sein des voisins de l’OTASE et incita les Américains à chercher des solutions alternatives viables au régime Sihanoukien.

Sources : fr.wikipedia.org

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